En juillet 2026, c’est un site d’information ouest-africain, Afrique54.net, qui a mis en avant ce dictionnaire fraîchement paru — pas une revue spécialisée française. Le choix n’est pas anodin : le général (2S) Bruno Mignot y consacre une partie de son propos aux entrepreneurs et décideurs publics confrontés à une concurrence mondiale de plus en plus agressive, un public que la littérature française d’intelligence économique cible rarement en priorité.
Publié en avril 2026 chez L’Harmattan, préfacé par Christian Harbulot, ce Dictionnaire notionnel et méthodologique d’intelligence économique réunit 160 notions définies, 580 références documentaires, 320 cas concrets et 60 techniques opérationnelles en 366 pages — un ouvrage d’usage plutôt qu’un essai à lire d’une traite, pensé pour être consulté notion par notion.
REGARDS documentait récemment, dans son analyse de l’orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire, une captation de valeur qui échappe largement à l’État faute d’outils d’analyse partagés entre administrations, entreprises et société civile. Un dictionnaire qui définit clairement des notions comme le maillon faible, la vulnérabilité informationnelle ou la prédation économique n’y suffira pas seul, mais il donne au moins un vocabulaire commun à des acteurs qui, aujourd’hui, ne parlent pas toujours le même langage face à ces menaces.
Rien n’indique en revanche que les 320 cas concrets couvrent spécifiquement le contexte ivoirien ou ouest-africain — c’est un outil méthodologique généraliste, pensé depuis la France, à charge pour le lecteur d’y transposer ses propres dossiers plutôt que d’y chercher des exemples régionaux tout faits.


