En mai 2025, en marge de l’Africa CEO Forum d’Abidjan, RFI a consacré une édition spéciale de son émission Eco d’ici Eco d’ailleurs à une question que la Côte d’Ivoire et le Sénégal partagent depuis leurs découvertes récentes : comment exploiter le pétrole et le gaz sans que la richesse ne file ailleurs ? Autour de Bruno Faure, trois responsables débattent : Kamel Koné (GESPETROGAZ-CI), Ambroise Niamien, du ministère ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, et Khadim Bamba Diagne, du COS-PETROGAZ sénégalais. Au menu : retombées économiques, souveraineté énergétique, gouvernance et transition vers les renouvelables, avec en toile de fond les gisements Baleine et Calao côté ivoirien, Sangomar côté sénégalais.
L’émission a plus d’un an, mais sa question n’a pas vieilli. REGARDS l’a posée côté ivoirien à propos de Baleine, où l’État reste minoritaire via Petroci derrière Eni et Vitol, et où l’entrée de l’azerbaïdjanaise SOCAR au capital, en septembre 2026, a encore redistribué les cartes (voir notre article « Cajou, gaz, ports »). Le parallèle avec Dakar a un mérite : il montre que l’enjeu de la valeur captée n’est pas une singularité ivoirienne, mais un défi partagé par les nouveaux producteurs ouest-africains — et un terrain possible de coopération entre eux, plutôt que de concurrence pour attirer les mêmes majors.
À regarder avec une grille simple : parmi les engagements affichés en 2025 — contenu local, formation des cadres nationaux, transparence des recettes —, lesquels sont aujourd’hui vérifiables dans des chiffres publics ? C’est la question que REGARDS continuera de poser.


